AMERIQUE DU NORD
Au Mexique, le règne de la terreur pour les journalistes
Plus de 100 homicides ont été répertoriés entre 2000 et 2014, et la situation semble avoir empiré ces dernières années. Dans son rapport annuel, l’organisation « article 19 » parle d’une hausse de 80% des attaques contre les journalistes depuis l’arrivée du Président Nieto en 2012. La région de Veracruz est riche et corrompue par ses larges ressources naturelles et une activité pétrolière importante. Le journaliste Espinosa état devenu « gênant » pour le gouvernement local. Environ 90% des meurtres restent impunis. « Il est temps que les autorités fédérales et locales passent à l’action pour combattre la crise de la liberté de la presse à laquelle fait face Mexico » selon Carlos Lauria, coordinateur du Comité de Protection des Journalistes (CPJ).
8 et 9/08 – Diane Jeantet – Le Figaro (extrait)
« L’arme anti-sécheresse du Mexique »
Sergio Rico Velasco, ingénieur à l’institut Polytechnique de Mexico a découvert une technique pour économiser l’eau. Son invention a commencé à être commercialisée dans plusieurs pays : USA, Chili, Argentine, Pérou, Côte d’Ivoire, Espagne, Portugal, Dubaï, Russie, Inde. Le procédé consiste à exploiter et conserver les eaux pluviales à l’aide de polymères hydro-absorbants, capables de solidifier et stocker l’eau de pluie sous forme de gelée.
Ce procédé peu coûteux et non polluant permettrait de résoudre les problèmes dus au manque d’eau dont la consommation mondiale augmente deux fois plus vite la population, selon l’ONU.
20-21/06 – Claudia Villanueva – Le Figaro (extrait)
Obama trahi par les siens sur le partenariat transpacifique
Barack Obama a subi vendredi un camouflet de son propre camp lorsqu’un grand nombre d’élus démocrates, à commencer par leur chef de file à la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, ont refusé de voter une loi qui lui aurait accordé des pouvoirs accrus pour conclure un accord de libre- échange avec onze pays riverains du Pacifique (TPP).
La gifle est d’autant plus cuisante pour Barack Obama qu’il avait effectué vendredi matin une rare visite au Capitole pour tenter de convaincre les élus réticents de voter cette procédure appelée « fast-track », par laquelle le président peut demander au Congrès d’adopter ou de rejeter in fine un traité commercial sans pouvoir modifier son contenu par des amendements.
Les représentants ont certes adopté cette mesure par une courte majorité mais ils ont rejeté massivement (302 voix contre 126) le second volet du projet de loi, le Trade Adjustment Assistance (TAA), un programme destiné à aider les Américains qui perdent leur emploi à la suite d’accords de libre-échange.
Les deux volets étant indissociables, ce rejet bloque donc la loi dans son ensemble, même si un nouveau scrutin pourrait être organisé dans le courant de la semaine prochaine.
L’issue du vote apparaissait très incertaine, bien que les républicains majoritaires au Congrès s’y soient déclarés favorables – le Sénat a d’ailleurs adopté le mois dernier une loi élargissant les pouvoirs de négociation de Barack Obama en matière de libre-échange.
Les démocrates, sensibles aux arguments des syndicats qui dénoncent la perspective d’une concurrence déloyale avec les pays d’Asie et d’un « dumping » social, se sont en revanche montrés, depuis le début, beaucoup plus réticents.
Paradoxalement, ce sont les chefs de file républicains, dont le président de la Chambre, John Boehner, qui pourraient voler au secours du président démocrate en œuvrant à l’organisation d’un nouveau vote qui pourrait intervenir dès mardi prochain, selon un assistant parlementaire du « Grand Old Party ». Mais en cas de nouvel échec, c’est un des piliers de la politique étrangère de la fin du second mandat de Barack Obama qui se trouverait paralysé, au pire moment pour le président américain qui recevra en septembre son homologue chinois Xi Jinping.
13/06 – David Lawder – latribune.fr avec (extrait)
« El Bronco bouscule la politique mexicaine »
Le nouveau Gouverneur de l’Etat du Nuevo León (au nord du Mexique, un des plus riches du pays) a été élu avec 48,8% des voix et un fort taux de participation contrairement au reste du pays. Connu pour sa lutte contre le crime organisé en tant que maire de Garcia (2009-2012), il a été élu sous sa nouvelle étiquette d’ « indépendant » après 33 ans dans les rangs du PRI. C’est un candidat potentiel à la Présidentielle de 2018. Cependant sa stratégie ne diffère pas de celle de ses prédécesseurs, selon ses détracteurs : « on ne résout pas les problèmes de narcotrafic par le pointe d’un pistolet », dit John Ackerman, analyste politique mexicain.
Les problèmes de sécurité enterrés au début du mandat d’Enrique Peña Nieto au profit d’ambitieuses réformes économiques, ont resurgi avec plusieurs massacres ces derniers mois (43 étudiants en octobre 2014 dans l’Etat de Guerrero, 22 personnes dans l’Etat de Mexico plus récemment…).
12/06 – Diane Jeantet – Le Figaro (extrait)
« Au Mexique, des élections dans l’ombre de la barbarie »
Des élections locales et régionales ont eu lieu dimanche 7 juin dans 16 des 32 Etats du Mexique. Ce sont les plus sanglantes de ces dernières années : 70 « incidents violents » recensés, 7 candidats et 9 activistes assassinés, environ 20 désistements forcés….
La région de Chilapa (Etat de Guerrero, Sud-ouest mexicain) est un axe commercial important et une zone stratégique pour les trafiquants de drogue. A 1 400 m d’altitude, marijuana et pavot sont cultivés depuis des générations.
Deux groupes de crime organisé se disputent le contrôle de la région avec « la complicité ou le laisser- faire d’une partie des autorités locales ». Les forces de police locales sont mal payées et donc vulnérables à la corruption ; les leaders politiques dans des régions éloignées avec des ressources limitées sont souvent contraints de se soumettre.
D’où un manque d’intérêt pour les élections et de nombreuses abstentions.
06-07/06 – Diane Jeantet – Le Figaro (extrait)
Passe d’armes entre Américains et Chinois lors d’un sommet sur la sécurité.
Américains et Chinois ont échangé des mises en garde et des admonestations lors d’un sommet sur la sécurité en Asie organisé du 29 au 31 mai à l’hôtel Shangri-La à Singapour. Le secrétaire américain à la Défense, Ashton Carter, a accusé la Chine « de ne pas être en phase avec les règles et normes internationales qui sous- tendent l’architecture de sécurité de l’Asie-Pacifique ». Il faisait référence à la prétention du gouvernement de Pékin d’étendre sa souveraineté sur la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale et sa décision de réaliser des travaux sur les îles situées dans cette zone. « Il ne devrait pas y avoir de méprise a prévenu M. Carter : les Etats-Unis voleront, navigueront et opèreront partout où les lois internationales le permettent comme les forces américaines le font dans le monde entier ». L’amiral Sun Jianguo, chef d’état-major adjoint de l’Armée Populaire de Libération a tenté de balayer les accusations américaines. Il a répondu que « la Chine a réalisé des travaux sur certaines îles et récifs en mer de Chine méridionales principalement dans le dessein d’améliorer le fonctionnement de ces îles et récifs et les conditions de vie et de travail des personnes qui sont stationnées ». Il a répété que la souveraineté de Pékin sur ces zones était « indiscutable » et s’appuyait sur « des arguments historiques et juridiques ». Il a conclu an affirmant que son pays « jouait un rôle positif en faveur de la paix et de la stabilité de la région et du monde ». Un incident survenu le 20 mai a contribué à aggraver la tension. L’armée chinoise a sommé un avion de surveillance Poséidon- 8 de la marine américaine qui survolait les îles Spratleys, au large des Philippines, de quitter cette zone. L’équipage de l’appareil a refusé d’obtempérer.

Les USA et les Philippines lancent des exercices d’envergure
Les Etats-Unis et les Philippines ont lancé le 20/04 en mer de Chine méridionale des exercices militaires d’envergure baptisés Balikatan (« épaule contre épaule ») qui dureront dix jours, annonce l’agence Chine nouvelle.
Selon un porte-parole du commandement philippin, plus de 6.600 militaires américains et 5.000 militaires de l’armée philippine sont impliqués dans ces exercices. 92 avions militaires et quatre navires de combat y prendront également part. Les exercices se dérouleront en trois étapes: exercices de commandement et d’état-major, tirs réels et opérations d’aide humanitaire.
Toujours selon ce porte-parole, ces exercices conjoints annuels visent à rendre plus active la coopération entre les deux pays dans le domaine de la lutte contre le terrorisme, la contrebande et les catastrophes naturelles.
Ces exercices se déroulent sur fond d’un regain du conflit autour de l’archipel des Spratleys. Ces îles, situées dans le sud-ouest de la mer de Chine méridionale, sont revendiquées par le Vietnam, la Chine, Taïwan, la Malaisie, les Philippines et Brunei. Cet archipel a une importance aussi bien géopolitique qu’économique: il abriterait d’importantes quantités de pétrole et de gaz.
Une partie des exercices se déroulera à seulement 220 km du récif de Scarborough, contrôlé par la Chine mais contesté par les Philippines et Taïwan. Le ministre philippin de la Défense affirme que ces manœuvres ne sont pas un avertissement adressé à la Chine mais que leur objectif était d’accroître la « capacité de défense contre une agression extérieure ».
21/04 – http://fr.sputniknews.com (extrait)
Avant même les premières révélations, «MexicoLeaks» fait polémique
Tout juste lancé, le site internet MexicoLeaks, inspiré du célèbre WikiLeaks, n’a encore révélé aucun document secret, mais il est déjà au cœur d’une polémique après le licenciement d’une des journalistes les plus en vue du pays.
Tout comme WikiLeaks, la plateforme mexicaine utilise un logiciel d’encryptage pour encourager la population à lui transmettre des documents confidentiels de manière anonyme, sans crainte de représailles.
Le but de ce projet, porté par plusieurs médias et huit groupes de droits civiques ? Exposer au grand jour la corruption, principal fléau du Mexique avec le narcotrafic.
MexicoLeaks, entré en activité, commence à recevoir des documents: pour lui transmettre des secrets, il faut télécharger un navigateur internet baptisé Tor, qui masque l’emplacement de l’expéditeur.
Une fois les documents reçus, les organisations qui sont derrière MexicoLeaks enquêtent pour vérifier les informations, avant de décider ou non de leur publication.
L’idée d’une telle plateforme consacrée au Mexique avait germé en 2014, grâce à la fondation néerlandaise Free Press Unlimited, qui aide les journalistes en zones de conflit.
«Avec le système de filtre sécurisé de MexicoLeaks, nous espérons que de nombreux actes de corruption ou de violation des droits de l’Homme ou de délits qui surviennent au Mexique, qui actuellement ne font pas l’objet de plaintes parce que les gens ont peur des représailles, pourront être publiés dans la presse et faire l’objet de poursuites légales», raconte Eduard Martin-Borregon, qui fait partie du Poder civic, organisation militant pour la transparence et participant à MexicoLeaks.
19/03 – http://www.20minutes.fr avec AFP (extrait)
Les relations américano-taïwanaises toujours solides
Les Etats-Unis sont le second partenaire commercial de Taiwan, tandis que l’île en est aujourd’hui le dixième partenaire. En 2014, le commerce bilatéral a atteint 62,2 milliards de dollars américains, soit 7,8% de plus que l’année précédente.
11/02 – http://taiwaninfo.nat.gov.tw (extrait)
