Sommet de Lima
Le 12 décembre, le sommet de Lima s’est terminé par un accord a minima sur des promesses de réduction ou limitation d’émission de gaz à effet de serre. Il servira de base aux discussions lors du sommet de Paris en décembre de 2015.
Le 12 décembre, le sommet de Lima s’est terminé par un accord a minima sur des promesses de réduction ou limitation d’émission de gaz à effet de serre. Il servira de base aux discussions lors du sommet de Paris en décembre de 2015.

Dans un sondage rendu public ce jeudi, plus de 9 Sud-Coréens sur 10 ont répondu n’avoir pas confiance dans le régime de Kim Jong-un, le dirigeant nord-coréen, à cause principalement de son caractère instable.
Dans un autre sondage de l’Institut coréen pour l’unification nationale (KINU), rassemblant 1.000 Sud-Coréens également, il a été révélé que 7 sur 10 parmi eux (69,3%) percevaient l’unification avec la Corée du Nord comme une nécessité.
L’appartenance à la même ethnie a été la raison la plus citée, devant le besoin de faire disparaître les menaces de guerre et le devoir de régler la question des familles séparées depuis la guerre de Corée.
Certains sondés ont estimé que l’unification était impérative pour que le pays devienne un pays avancé.
04/12– http://french.yonhapnews.co.kr (extrait)
Le revenu national brut (RNB) par habitant de la Corée du Nord s’est élevé l’année dernière à 1.380.000 wons, l’équivalent de 1.267 dollars, selon les analyses de l’Institut national des statistiques (KOSTAT) publiées ce mardi. Le RNB par tête chez les Sud-Coréens a atteint 28.700.000 wons, soit 20,8 fois plus que celui du Nord.
L’écart entre les deux Corées s’est creusé en glissement annuel : en 2012, le revenu par tête du Sud a été de 25.590.000 wons, 18,7 fois plus élevé que celui du Nord (1.370.000 wons).
Le revenu national brut nominal du pays « ermite » s’est élevé à 33.844 milliards de wons (31 milliards de dollars) en 2013, tandis que celui du Sud a atteint 1.441.100 milliards de wons (1.323 milliards de dollars), soit 42,6 fois plus.
Le volume commercial global du Nord a progressé de 500 millions de dollars en glissement annuel pour atteindre 7,3 milliards de dollars l’année dernière. Le chiffre de la Corée du Sud a été de 1.075,2 milliards de dollars, pas moins de 146 fois plus élevé que celui du Nord.
Quant à la capacité de production d’électricité, celle du Nord (7.243.000 kilowatts) a affiché un niveau comparable à un douzième de celle du Sud (86.979.000 kW).
La Corée du Sud compte 50.220.000 habitants, le nombre d’habitants en Corée du Nord a été estimé à 24.545.1 l’année dernière, selon l’étude
16/12 – http://french.yonhapnews.co.kr
La Corée du Sud a décidé de continuer à définir la Corée du Nord comme un pays «ennemi» dans son nouveau livre blanc biennal qui sera publié la semaine prochaine, a fait savoir ce mardi le ministère de la Défense de Séoul.
La Corée du Sud avait abandonné cette appellation en 2004 après l’avoir utilisé pendant 10 ans. Depuis 2012, le terme est à nouveau employé suite à la série de provocations effectuées par le Nord en 2010 (torpillage du Cheonan et bombardement de l’île de Yeonpyeong).
Les deux Corées sont toujours techniquement en état de guerre du fait que la guerre de Corée s’est achevée par un accord d’armistice et non un traité de paix, le 27 juillet 1953.
23/12 – http://french.yonhapnews.co.kr (extrait)
« Computers at South Korea’s nuclear-plant operator were hacked, leading to leaks of data including blueprints of reactors. »
La Chine et le Canada ont publié dimanche un document contenant une série d’accords, y compris des accords portant sur la lutte contre la corruption et les services de compensation en RMB, signés cette semaine par les deux pays à l’occasion de la visite en Chine du Premier ministre canadien Stephen Harper.
Les banques centrales des deux pays ont également signé un accord de swap de devises et un mémorandum d’entente sur des services de compensation en RMB au Canada, afin de faciliter l’utilisation des monnaies locales dans le commerce et l’investissement.
Les autorités chinoises ont également accordé au Canada un quota initial d’investissement de 50 milliards de yuans (8,2 milliards de dollars) dans le cadre du programme d’Investisseurs institutionnels étrangers qualifiés en Renminbi (RQFII), indique ce document.
Deux évènements récents confirment la volonté de la Chine de développer l’usage de sa monnaie :
Les autorités chinoises ont toutefois fixé des plafonds :
Après avoir assisté au G20 de Brisbane (15-16 novembre), le président chinois Xi Jinping a prolongé son séjour jusqu’au 19 en Australie. Il a eu des entretiens avec le premier Ministre, Tony Abbott ainsi qu’avec des dirigeants locaux et a visité les Nouvelles-Galles du Sud et la Tasmanie. Il a signé un accord pour faciliter la communication et la coopération au niveau des gouvernements de province. Le 17 novembre a Abbott annoncé qu’après neuf ans de négociations les deux pays avaient conclu un accord de libre-échange, qui pourrait offrir à Canberra de nouveaux marchés pesant des milliards de dollars et lui permettre d’affronter la fin de l’âge d’or minier. En vertu de ce texte, 95% des exportations australiennes en Chine seront à terme libres de droits. Cet accord «apportera des milliards à l’économie, va créer des emplois et améliorer le niveau de vie», a-t-il dit, saluant «l’accord le plus vaste que la Chine ait jamais conclu avec quiconque». Il devra cependant être ratifié par le parlement australien pour entrer en vigueur.
La Chine est premier partenaire commercial de l’Australie, avec des échanges entre les deux pays dépassant les 150 milliards de dollars australiens (104 milliards d’euros).
En Australie, les investisseurs privés chinois pourront injecter jusqu’à un milliard de dollars australiens sans feu vert préalable du conseil de surveillance des investissements étrangers, sauf dans les domaines de l’agriculture et de l’agroalimentaire.
La Chine et l’Australie ont signé lundi 17/11à Canberra un accord portant création d’un service de compensation en RMB à Sydney, une nouvelle démarche visant à promouvoir les transactions internationales libellées en RMB.
Selon le protocole d’accord signé entre les banques centrales des deux pays, la Banque populaire de Chine et la Banque de réserve d’Australie, la Chine créera une banque de compensation à Sydney pour gérer les transactions en RMB, connu également sous le nom de yuan chinois.
En outre, la Chine accordera un quota de 50 milliards de yuans (8,2 milliards de dollars américains) aux institutions bancaires australiennes dans le cadre du programme des Investisseurs institutionnels étrangers qualifiés du RMB (RQFII, sigle anglais).
La Chine a également décidé de porter à dix milliards de yuans (1,6 milliard de dollars) le plafond des capitaux que la Banque de réserve d’Australie sera autorisée à investir sur le marché interbancaire chinois des obligations.
Lancé en 2011, le programme RQFII permet aux investisseurs étrangers d’investir sur les marchés boursiers et obligataires chinois avec des devises chinoises situées hors de Chine.
Dans le domaine de l’économie, les deux parties sont complémentaires. La Chine, deuxième économie
du monde, dispose d’un financement et d’une expertise technique, tandis que les pays insulaires, bien que relativement sous-développés, abondent de ressources naturelles. Il y a là un énorme potentiel de coopération bilatérale.
Le volume du commerce entre la Chine et les îles du Pacifique a septuplé depuis une dizaine d’années, pour atteindre 4,42 milliards de dollars en 2013. La coopération économique et commerciale avec la
Chine offre de nombreuses opportunités pour les petits pays insulaires, distanciés par le passé du centre de gravité de l’économie mondiale.
Il est vrai que la Chine peut être considérée comme un nouveau bailleur de fonds pour les îles du Pacifique, mais il serait exagéré d’accuser le pays de procéder à des « diplomaties du chéquier » dans la région.
Russie et Chine entendent «récolter les fruits» de leur rapprochement
Les présidents chinois Xi Jinping et russe Vladimir Poutine se sont engagés dimanche 09/11à Pékin à renforcer leur collaboration, quelle que soit l’évolution d’un monde souvent inquiet de leur gestion autoritaire du pouvoir.
Le président Xi, qui a signé des accords, notamment dans le domaine énergétique, avec son homologue russe, s’est félicité de l’excellente croissance de «l’arbre des relations sino-russes».
«Maintenant que nous sommes en automne, l’heure est venue de récolter les fruits. Quels que soient les changements dans l’arène mondiale, nous devons poursuivre sur la voie que nous avons choisie, pour prolonger et renforcer notre coopération mutuelle fructueuse», a dit le numéro un chinois.
«La coopération entre la Chine et la Russie est très importante pour maintenir le monde dans le cadre des lois internationales, pour qu’il soit plus stable et moins imprévisible», a de son côté déclaré Vladimir Poutine.
Chine et Russie se sont rapprochées ces dernières années, à mesure que se creusait le fossé entre Moscou et les nations occidentales et que Pékin inquiétait ses voisins en affirmant ses ambitions et sa puissance.
Les deux dirigeants ont supervisé la signature de plusieurs accords, notamment dans le domaine énergétique entre les géants russe Rosneft et chinois CNPC.
L’un de ces accords, portant sur le gaz, doit permettre à CNPC de prendre une participation minoritaire de 10% dans le gisement géant de Vankor (Grand Nord russe).
CNPC, qui cherche à multiplier les sources d’énergie pour répondre aux besoins croissants de la Chine, coopère déjà avec Rosneft.
Pékin et Moscou ont signé cette année un mégacontrat de livraison de gaz russe à Pékin, estimé à 400 milliards de dollars sur 30 ans.
La Russie et la Chine créeront une coentreprise pour promouvoir leurs systèmes de navigation par satellite GLONASS et Beidou (Compass) sur le marché international, a annoncé vendredi 14/11 le partenariat à but non lucratif Glonass (NK Glonass).
La nouvelle coentreprise est appelée à promouvoir les deux systèmes de navigation par satellite en Russie en Chine, mais aussi en Asie Centrale et du Sud, dans les pays de la Communauté des Etats Indépendants (CEI) et en Europe de l’Est.
Un centre russo-chinois pour le développement des technologies de navigation par satellite à des fins pacifiques sera mis en place dès 2014. Le centre déterminera les domaines d’activités de la future coentreprise.
NK Glonass et Norinco ont signé un mémorandum de coopération en octobre dernier à Moscou. Les deux sociétés entendent coopérer dans la fabrication de produits microélectroniques, la conception de dispositifs de navigation utilisant les systèmes GLONASS et Beidou et la création de coentreprises dans le domaine de la navigation par satellite.
Créé en 1993, le système russe GLObal NAvigation Satellite System (GLONASS) est destiné à déterminer les coordonnées des objets sur terre, en mer, dans l’air et dans l’espace extra-atmosphérique. Il couvre l’ensemble du globe depuis décembre 2011. L’accès aux signaux civils de GLONASS est gratuit et illimité pour les utilisateurs russes et étrangers.
Le système chinois Beidou (« constellation de la Grande Ourse »), qui est aussi connu sous le nom de Compass, est similaire aux systèmes GPS américain, Galileo européen, ou GLONASS russe.
Les chefs des diplomaties chinoise et japonaise se rencontrent pour la première fois
Après avoir risqué des accrochages graves dans la zone, les deux pays devraient décider, cette semaine, de privilégier l’apaisement et de mettre en place un meilleur système de communication pour prévenir l’embrasement d’éventuels incidents en mer. En acceptant une poignée de main avec Shinzo Abe le 10/11, Xi Jinping met en scène la mansuétude de la puissance chinoise alors qu’il tente de reconstruire, dans la région, l’image de son pays souvent perçu comme agressif et brutal avec les plus petits pays. Il pourrait aussi espérer rassurer les entreprises japonaises qui ont considérablement ralenti le rythme de leurs investissements en Chine ces dernières années. De son côté, Shinzo Abe, qui a promis à sa population une reprise économique durable, ne pouvait entretenir une fâcherie avec l’un de ses principaux partenaires commerciaux. Les deux pays ont échangé pour 168 milliards de dollars sur les six premiers mois de l’année 2014. Le dirigeant qui tente de doper l’aura de Tokyo en Asie se doit aussi de nouer un dialogue avec la grande puissance concurrente de la région.
Pourtant, le dégel mis en scène à l’APEC ne devrait être que lent et laborieux, tant des divergences profondes continuent d’exister entre les deux exécutifs. Preuve de cette méfiance, les deux pays ont déjà commencé à diverger sur la signification des termes utilisés dans l’annonce, au cours du week-end, de leur reprise d’un dialogue bilatéral. Pékin estime que Tokyo aurait pour la première fois reconnu dans son communiqué l’existence d’un différend territorial portant sur la souveraineté des îlots Senkaku-Diaoyu quand le gouvernement japonais explique que le texte, assez peu précis, réaffirme plutôt la souveraineté japonaise sur les îles et ne reconnaît que vaguement des «différences de vue» sur les raisons des tensions entre les deux pays.
A Pékin l’entretien entre MM. OBAMA et XI a porté sur les questions militaires en vue d’un accord sur les points suivants :
A Pékin également Américains et Chinois ont décidé de faire des efforts importants pour lutter contre
la production croissante de CO2 et de proposer des mesures concrètes lors de la conférence sur le climat qui doit se tenir à Paris en 2015.
Cependant la Chine continue de faire remarquer :
Mais dans le domaine économique l’harmonie ne règne pas encore :
Ces 20 pays sont : Chine, Ouzbékistan, Kazakhstan, Mongolie, 9 pays de l’ASEAN (tous sauf l’Indonésie), Bengladesh, Sri-Lanka, Inde, Népal, Pakistan, Qatar et Oman
Les Etats-Unis avaient réussi à dissuader le Japon, la Corée du Sud, l’Indonésie et l’Australie d’adhérer à ce projet.
La Chine soutient l’adhésion de la Mongolie à l’APEC
Le président chinois Xi Jinping a exprimé samedi 08/11 son soutien à l’adhésion de la Mongolie à la Coopération économique pour l’Asie-Pacifique (APEC) lors de sa rencontre avec le président mongol Tsakhiagiyn Elbegdorj.
La Chine salue l’entrée de la Mongolie dans la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures et soutient sa participation aux affaires internationales et régionales, y compris son adhésion à l’APEC, a affirmé M. Xi.
La Chine est prête à travailler avec la Mongolie et la Russie pour construire le couloir économique reliant les trois pays.
Le président Xi Jinping a effectué les 19-20 novembre une visite d’Etat en Nouvelle-Zélande. Le chef de l’Etat chinois et le premier Ministre néo-zélandais, John Key, ont décidé de mettre en place « un partenariat stratégique global » et d’encourager la production en commun de programmes de télévision. Ils ont marqué leur volonté d’intensifier la coopération bilatérale dans des domaines tels que la protection de l’environnement et le changement climatique, les services financiers, la technologie de l’informatique, les énergies nouvelles, la biomédecine. Ils ont signé un accord sur la traçabilité des aliments. La RPC ouvrira un centre culturel en Nouvelle-Zélande. Dans une déclaration à la presse, le président Chinois a qualifié le Pacifique Sud de « zone d’extension naturelle du projet de route maritime de la soie du 21ème siècle ». Il a invité d’autre part la Nouvelle-Zélande à contribuer à l’établissement d’une zone de libre échange régionale et à créer une banque asiatique d’investissement des infrastructures.
La Chine est le premier partenaire commercial de la Nouvelle-Zélande, avant l’Australie, et les échanges bilatéraux ont atteint pendant l’exercice s’achevant le 30 juin le chiffre de 22 milliards de $ néo-zélandais soit 19,8 milliards d’euros. Pékin et Wellington ont signé en 2008 un traité de libre- échange.
De 1982 à 2014
En 1982 Pékin proposait à nouveau à Taïwan « un pays – deux systèmes ».
Cette proposition, acceptée par les Britanniques pour Hong-Kong, n’a pas été acceptée par les Taïwanais qui, eux, proposaient « un bon système » fondé sur la liberté, la démocratie et la justice sociale.
En 1992 Pékin et Taïwan admettent qu’il n’existe qu’une seule Chine mais que chaque partie peut interpréter cela à sa façon. C’est le « consensus de 1992 ». Il est la base de relations apaisées entre les deux rives du détroit de Taïwan.
En 2010 un accord de coopération économique prévoit le développement du commerce et celui des relations entre les deux entités semi-officielles : la Fondation des échanges entre les deux rives (SEF) et l’Association pour les relations à travers le détroit de Taïwan (ARATS).
En juin 2014 M. ZHANG Zhu Jun, Directeur des Affaires taïwanaises, vice-ministre des Affaires étrangères de la République populaire de Chine, s’est rendu en visite officielle à Taipei.
Début novembre M. MA Ying-jeou, Président de la République de Chine, a confirmé l’opposition des Taïwanais à la proposition « un parti – deux systèmes ».
(On peut penser que les récents évènements de Hong-Kong confortent les Taïwanais dans cette opposition – voir Chine – Taïwan « Un pays, deux systèmes » dans ACTUALITE d’octobre)
MA a rappelé sa position : ni réunification, ni indépendance, ni usage de la force.
Mi novembre, à l’issue d’une rencontre à Pékin entre le directeur du Bureau chinois des Affaires taïwanaises et le ministre taïwanais des Affaires continentales ce dernier a déclaré que les relations entre Taïpei et Pékin se développaient conformément aux principes établis par le « consensus de 1992 » et aux dispositions de l’accord de 2010.
L’ONU s’est alarmée de l’intensification en Birmanie des affrontements armés dans l’Etat Kachin. La Birmanie est le théâtre, depuis son indépendance des Britanniques en 1948, de conflits armés entre le pouvoir central et plusieurs des nombreuses minorités ethniques.
L’ONU a appelé à protéger les civils alors que les combats ont déjà fait fuir près de 100 000 personnes depuis que les affrontements ont repris en 2011 après dix-sept ans de cessez-le-feu.
Vendredi 21/11, l’armée avait reconnu être à l’origine d’un tir d’artillerie lourde sur un camp d’entraînement de rebelles kachin ayant fait 22 morts, en une rare reconnaissance de la violence des affrontements qui se poursuivent dans le nord du pays. Mais l’armée a affirmé qu’il s’agissait d’une réplique après un tir de l’Armée pour l’indépendance kachin (KIA). La Nan, le porte-parole des rebelles, a estimé que ce genre d’accusations pourrait signifier le début « d’affrontements partout dans le pays ».
Les dernières négociations pour un accord de cessez-le-feu national entre le pouvoir birman et les groupes armés de minorités ethniques ont échoué en septembre, alors que les rébellions restent un défi majeur pour le gouvernement de transition en Birmanie. Après la dissolution de la junte en 2011, le nouveau gouvernement a lancé des négociations de paix avec les groupes rebelles, parvenant à des cessez-le-feu avec la plupart d’entre eux.
Mais, à un an de législatives cruciales attendues fin 2015, les espoirs de paix au niveau national se sont heurtés à la méfiance et à la poursuite des combats dans certaines régions. Une trêve a déjà été conclue avec quatorze des seize principaux groupes rebelles. Mais les discussions avec la KIA et l’Armée nationale de libération Ta’ang, dans l’Etat Shan, n’ont pas abouti.
Les Nations unies ont adopté vendredi 21 novembre une résolution appelant la Birmanie à accorder la
nationalité birmane à la minorité musulmane apatride des Rohingyas. La résolution a été approuvée lors d’un vote à main levée par la commission des droits de l’homme de l’Assemblée générale, en dépit des réserves de l’Organisation de la coopération islamique qui souhaitait un texte plus ferme.
Dans cette résolution, la commission fait part de sa « vive inquiétude » quant au sort des Rohingyas dans l’Etat de Rakhine, où vivent 140.000 personnes dans des camps de réfugiés.
Les Rohingyas sont privés de nationalité birmane. A la place, les autorités préfèrent les désigner comme « bengalis », un terme souvent péjoratif en Birmanie où ils sont considérés comme des immigrants illégaux venus du Bangladesh (d’où le terme de « bengali »), alors que leur présence dans
la région birmane est attestée depuis des générations.
Dans le dernier recensement effectué par les autorités birmanes en 2014, l’on ne trouve aucune mention d’une appartenance identitaire « rohingya ».

ASEAN : près de 80% des objectifs des feuilles de route de la communauté ont été réalisés L’Association des Nations d’Asie du Sud-Est (ASEAN) a achevé près de 80% des mesures globales détaillées dans les trois feuilles de route de la Communauté de l’ASEAN, a indiqué mercredi 12/11le président birman U Thein Sein à l’ouverture du 25e sommet des dirigeants du bloc.
Toutefois, « il reste des défis à relever dans la mise en œuvre des 20% d’objectifs restants et il faut faire des efforts pour résoudre les problèmes qui émergeront dans la Communauté de l’ASEAN post-2015 », a-t-il ajouté.
Le président birman a indiqué que deux tâches importantes ont été entreprises cette année : l’étude sur le renforcement des institutions de l’ASEAN et les efforts pour développer la Vision post-2015 de la Communauté de l’ASEAN. Par ailleurs, le secrétariat de l’ASEAN a indiqué mercredi que la Déclaration de Nay Pyi Taw pour la Vision post-2015 de la Communauté de l’ASEAN devrait être adoptée pendant le sommet.
L’ASEAN s’est fixé l’objectif de créer une Communauté de l’ASEAN d’ici la fin 2015. Elle s’articulera autour de trois piliers : la Communauté économique de l’ASEAN (AEC), la Communauté politique et sécuritaire de l’ASEAN et la Communauté socioculturelle de l’ASEAN.
L’importance de maintenir le rôle central de l’ASEAN comme une plateforme de coopération régionale a été soulignée. Le secrétariat a indiqué que le sommet devrait adopter une Déclaration sur le renforcement du Secrétariat de l’ASEAN et l’évaluation des divers organes de l’ASEAN.
Le président birman a également indiqué que l’ASEAN continuera d’élargir ses relations extérieures, ce qui sera bénéfique à la Communauté de l’ASEAN.
La Malaisie s’est vue transférer jeudi 13 novembre la qualité de président de l’Association des Nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN) en 2015 par le Myanmar, prenant l’engagement de s’orienter tous vers une Communauté de l’ASEAN ayant pour cœur l’homme.
Narendra Modi a visité Fidji après sa participation au G20 en Australie
C’est la première visite d’un Premier ministre indien à Fidji depuis celle d’Indira Gandhi en 1981. Une visite largement justifiée par la rivalité entre l’Inde et la Chine. La Chine est bien implantée dans le Pacifique, mais pas l’Inde, bien qu’elle ait une diaspora importante à Fidji – 37.5% des Fidjiens sont d’origine indienne, Fidji est le pays au monde qui a la plus large proportion d’Indiens. Le but ultime de la visite de Narendra Modi était de convaincre Fidji d’accueillir sa marine, afin d’avoir une présence militaire dans la région, selon Balaji Chandramohan, chercheur à l’Institut d’analyse stratégique et de défense de New Delhi.
Après Narendra Modi, ce fut le tour du Président chinois de faire escale à Fidji, du 21 au 23 novembre. Xi Jin Ping est le premier Président chinois à poser le pied à Suva. Un certain nombre de chefs d’État et de gouvernement du Pacifique ont fait le déplacement à Fidji pour le rencontrer. Indiquant que l’année prochaine marque le 40ème anniversaire des relations diplomatiques entre la Chine et les Fidji, M. Xi a déclaré que la Chine souhaitait renforcer les échanges avec les Fidji à des niveaux différents, accroître la coopération pratique et pousser en faveur de plus de progrès dans les relations bilatérales.
La dernière réunion des hauts fonctionnaires de la Coopération économique pour l’Asie-Pacifique a débuté mercredi 05/11 à Pékin, marquant le début de la semaine du sommet de l’APEC, rapporte le correspondant de RIA Novosti sur place.
Le gouvernement chinois a auparavant choisi pour thème de la réunion 2014 de l’APEC la « Construction d’un partenariat Asie-Pacifique orienté vers l’avenir ».
Les travaux du sommet, qui se déroulera du 5 au 11 novembre, seront axés sur « la promotion de l’intégration économique régionale, la promotion de l’innovation et du développement économique, de la réforme et de la croissance, et un renforcement global de la construction d’infrastructures et de l’interopérabilité ».
Le programme du sommet prévoit une réunion des ministres des Affaires étrangères et du Commerce (les 7-8 novembre), ainsi qu’une réunion informelle des chefs d’Etats membres de l’organisation (les 10-11 novembre). Une série de rencontres bilatérales auront lieu en marge du sommet.
L’APEC, qui compte dans ses rangs 21 membres, est le mécanisme de coopération économique le plus influent dans la région Asie-Pacifique. Ses membres, dont les Etats-Unis, la Chine, le Japon et la Russie, représentent plus de la moitié de la production économique mondiale et 46% du commerce mondial.
Le Forum de coopération économique Asie-Pacifique (APEC), réuni la semaine prochaine en sommet à Pékin, rassemble 21 pays et territoires riverains de l’océan Pacifique qui représentent à eux tous plus de la moitié de l’économie mondiale.
Les pays de l’Asie-Pacifique, réunis samedi 08/11à Pékin au niveau ministériel, ont adopté un plan pour durcir le combat contre la corruption dans la région, en écho à la campagne en cours en Chine.
Pékin milite notamment pour l’extradition de ses fonctionnaires accusés de corruption et réfugiés à l’étranger, mais bute sur les réticences de ses partenaires, suscitées par l’absence de traités et de garanties judiciaires suffisantes du système chinois.
Une résolution anticorruption, mise en avant par la Chine et les États-Unis, a toutefois été adoptée samedi à l’occasion des travaux préparatoires au sommet du forum de coopération Asie-Pacifique (APEC), qui doit s’ouvrir lundi, réunissant les dirigeants de 21 économies de la région.
Dans une déclaration commune, les pays de l’APEC se sont engagés à entamer un combat contre la corruption en «refusant de fournir l’asile à ceux qui s’y sont livrés, y compris (en ayant recours) à l’extradition».
L’APEC va établir à cette fin un bureau pour le suivi régulier de son «réseau des autorités anticorruption et des agences d’application des lois» (ACT-NET), organisme de coordination lancé en août entre la Chine et les États-Unis.
Au sommet de l’APEC, Pékin a aussi défendu la création d’une zone de libre-échange de l’Asie-Pacifique (FTAAP) dont elle ferait partie. Ce projet concurrence ouvertement celui poussé par Washington, le partenariat Trans-Pacifique (TPP), qui exclut la Chine en l’état et est considéré par des analystes chinois comme une tentative américaine d’endiguer l’influence croissante, diplomatique et économique, de Pékin.
Surpris, ce week-end, par la libération des deux derniers prisonniers politiques américains encore détenus par la dictature nord-coréenne, les experts s’interrogent, ce lundi matin, sur les significations de cette apparente clémence de Pyongyang. Condamnés à de lourdes peines en camps de travail pour des «actes criminels» contre le régime stalinien, Kenneth Bae, qui était détenu depuis novembre 2012, et Matthew Todd, arrêté, lui, en avril 2014, ont été remis samedi à Pyongyang à James Clapper, le directeur du renseignement national (DNI), qui s’était rendu en personne, pour quelques heures, dans la capitale nord-coréenne pour assister à cette opération qui fait suite à la libération, le 21 octobre, de Jeffrey Fowle, un autre citoyen américain brièvement retenu dans les geôles du pays.
Si les Etats-Unis affirment que ces libérations ne modifieront en rien leur appréhension du dossier nord-coréen, les médias sud-coréens semblent croire qu’elles pourraient témoigner d’un assouplissement de la posture de Pyongyang. Kim Jong-un, le leader nord-coréen, aurait pu chercher à amadouer Washington mais aussi Pékin, qui est régulièrement accusé par l’Occident de ne plus peser suffisamment sur son encombrant allié communiste, en libérant des américains quelques heures seulement avant l’arrivée de Barack Obama dans la capitale chinoise où se tient le grand sommet de l’APEC. Avec ce geste spectaculaire, Pyongyang pourrait aussi avoir décidé de fermer un dossier qui empêchait depuis des années toute reprise d’un dialogue multilatéral sur la dénucléarisation de la péninsule.
Le 20 novembre, Choe Ryong-hae, numéro 2 du régime nord-coréen et envoyé spécial de Kim Jong- un, a eu un entretien à Moscou avec le ministre russe des Affaires Etrangères russe, Serguei Lavrov
Cette visite succède à celles effectuées par le ministre nord-coréen des Affaires Etrangères, Lee Yong- soo, en octobre et par le ministre de la défense, Hyon Yong-chol, en novembre. Elle pourrait préparer une rencontre au sommet entre Vladimir Poutine et Kim Jong-un. Elle illustre la volonté de Pyong Yang de sortir de son isolement et de trouver de nouveaux appuis à l’extérieur.
Les représentants de la Russie, du Venezuela, de l’Arabie saoudite et du Mexique ont tenu le 24/11 une rencontre à Vienne au niveau de leurs ministres de l’Energie afin de coordonner leurs actions pour faire face à la situation régnant sur le marché du pétrole.
Depuis juin, le cours du baril de Brent a chuté de 30%, au-dessous 80 dollars, en raison de l’augmentation de l’offre résultant du développement rapide de l’exploitation du schiste aux Etats-Unis. La demande mondiale a dans le même temps baissé suite au ralentissement économique en Chine et à la faible croissance en Europe, en premier lieu dans la zone euro.
L’OPEP a refusé le 27/11 de réduire les niveaux de production pétrolière. Cette décision a fait chuter le cours pétrolier de 77-79 dollars à 72-73 dollars le baril.