PETROLE 2014

Le Sénat du Kazakhstan a ratifié le 11 février l’accord de libre-échange (ALE) entre l’Union économique eurasiatique (UEEA) et le Vietnam, selon l’Agence de presse russe TASS.
Il s’agit du premier ALE signé entre l’UEEA et un pays tiers, qui a été signé le 29 mai 2015 à Burabay, au Kazakhstan, par le Vietnam et les cinq pays membres de l’UEEA (Russie, Biélorussie, Kazakhstan, Arménie, Kirghizistan).
Cet accord supprimera ou réduira 90 % de lignes tarifaires, favorisant ainsi les échanges commerciaux entre les parties. Environ 60 % des produits ne seront plus taxés.
Selon le ministère kazakh de l’Economie, l’ALE permettra au Kazakhstan d’augmenter ses exportations au Vietnam, notamment de produits comme le blé, les céréales, les produits laitiers, la viande…
En 2015, les échanges commerciaux entre le Kazakhstan et le Vietnam se sont élevés à 205 millions de dollars.
12/02 – http://fr.vietnamplus.vn
Attacks across Thailand’s southern border provinces have raised fears of an escalation in insurgent violence, even as the Thai government has stepped up security operations and reports progress in its efforts to hold peace talks. Human-rights advocates are calling for an investigation into claims of torture against detainees, including a death in custody.
The outbreak of violence in Thailand’s southern provinces of Yala and Pattani on Friday included the roadside bombing of a military patrol providing security for local school teachers, drive-by shootings and arson attacks.
The insurgency in the largely Muslim-populated region, in its 12th year, has claimed over 6,200 lives, defying official efforts to end the bloodshed.
Rights groups charge the Thai government is failing to adequately address the issues of human rights abuses and ill-treatment of detainees.
A report this week by the Cross Cultural Foundation, a local rights group, charged that more than 50 detainees have been victims of abuse – including one who died in December.
Thai authorities have dismissed the claims, saying the rights situation in the southern border provinces has improved.
But the foundation is calling for a full investigation into the allegations, saying that while just a few officials stand accused of ill treatment, the charges are creating fear and mistrust across the local communities.
12/02 – Ron Corben – http://www.voanews.com (extrait)
Pyongyang a déclaré le 07/02 à 12h30 (heure de Séoul) avoir réussi à mettre sur orbite le satellite Kwangmyongsong 4 après un tir de fusée vers 9h30, un lancement que bon nombre d’experts perçoivent comme un test camouflé de technologies liées aux missiles balistiques.
Le satellite est équipé d’instruments de mesure et de télécommunication nécessaires pour l’observation de la Terre, a-t-il été indiqué.
La Corée du Nord a tiré sa fusée de la base de Tongchang-ri, dans la province du Pyongan du Nord, au premier jour de la fenêtre révisée hier (7-14 février). Elle avait auparavant notifié les agences concernées de l’ONU de son intention de lancer une fusée entre les 8 et 25 février. Pour Pyongyang, cela fait partie de son droit souverain de poursuivre un programme de développement spatial même si Séoul et Washington estiment qu’il s’agit plutôt de tester des technologies de missiles balistiques.
07/02 – http://french.yonhapnews.co.kr (extrait)

Source : Le Point du 11/02

South China Sea Territorial Claims
China on Feb 11 responded to a Reuters report that the U.S. and India are discussing joint naval patrols in the disputed South China Sea, warning that interference from countries outside the region threatens peace and stability.
« No cooperation between any countries should be directed at a third party, » Chinese Foreign Ministry spokesman Hong Lei said in an emailed statement to Reuters, in response to a request for comment on the report published on Wednesday.
« Countries from outside the area must stop pushing forward the militarization of the South China Sea, cease endangering the sovereignty and national security of littoral countries in the name of ‘freedom of navigation’ and harming the peace and stability of the region. »
The United States wants its regional allies and other Asian nations to adopt a more united stance against China over the South China Sea, where tension has spiked since China’s construction of seven islands in the Spratly archipelago.
China lays claim to most of the South China Sea, while Brunei, Malaysia, the Philippines, Taiwan and Vietnam have rival claims.
A U.S. defense official told Reuters this week the United States and India had held talks about joint naval patrols that could include the South China Sea.
The Indian navy has never carried out joint patrols with another country and a navy spokesman told Reuters there was no change in the government’s policy of only joining an international military effort under the U.N. flag.
Neither the United States nor India have claims to the area, but the United States says it is concerned about shipping lanes running through the South China Sea, which carry an estimated $5 trillion of trade every year. Hong urged caution.
« We hope that the relevant parties speak and act with caution, refrain from intervening in the South China Sea issue, and especially avoid being manipulated by certain countries and ultimately harming their own interests. »
China illustrates its claim to almost the entire South China Sea with a « nine-dashed line » on maps that loops far to the south, with sections far closer to the coasts of countries like the Philippines and Vietnam than to its shores.
China’s more assertive claim has included dredging to build up islands and the construction of air fields and shipping facilities on some reefs. It recently launched flights to one artificial island.
The United States has responded by sending navy ships close to the islands China claims. China has condemned that as provocative.
India has a long-running land border dispute with China, and has stepped up its naval presence far beyond the Indian Ocean in recent years, deploying a ship to the South China Sea almost constantly.
11/02 – http://www.voanews.com avec REUTERS
Le coup est rude pour le président américain, Barack Obama. La Cour suprême a suspendu, mardi 9 février, le plan américain pour une énergie propre (America’s Clean Power Plan) que le chef de l’Etat avait présenté le 3 août dans la perspective de la conférence de Paris sur le climat (COP21). Ce plan vise à réduire de 32 % d’ici à 2030 les émissions de gaz à effet de serre liées à la production d’électricité, sur la base de celles enregistrées en 2005.
Mesure rare, les cinq juges conservateurs de la Cour, contre l’avis des quatre progressistes, ont estimé que ce programme ne pouvait être appliqué avant la fin d’une procédure de justice intentée par vingt- sept Etats majoritairement républicains et par des industriels qui demandent l’arrêt du plan. Une Cour fédérale doit se prononcer sur cette procédure à partir du mois de juin.
Cette guérilla est conduite notamment par le procureur général de la Virginie Occidentale et par un sénateur du Kentucky, deux des trois Etats « charbonniers », avec le Wyoming, où une part écrasante de l’électricité consommée est produite par des centrales à charbon. Ce sénateur, Mitch McConnell, également chef de la majorité républicaine du Sénat, dénonce « la guerre d’Obama » contre le charbon. Il estime que l’agence fédérale chargée de veiller à l’application du plan, l’Environmental
Protection Agency (EPA), outrepasse ses droits dans ce qu’il considère comme des affaires relevant de la seule responsabilité des Etats, et que le plan va à l’encontre des intérêts de ces derniers. Signe de l’extrême politisation du dossier, dix-huit Etats dirigés par des démocrates se sont également lancés dans la bataille pour soutenir le projet de M. Obama.
« Nous sommes en désaccord avec la décision de la Cour suprême », a réagi la Maison Blanche dans un communiqué, tout en affirmant sa conviction que son plan repose sur des bases « techniques et légales solides » et qu’« il donne aux Etats le temps et la flexibilité » nécessaires pour parvenir aux objectifs affichés. L’administration compte notamment subventionner les sources d’énergie renouvelable pour accompagner les Etats dans de délicates transitions. En effet, les centrales thermiques au charbon, dont la prééminence n’a cessé d’être remise en cause par la montée du gaz de schiste, comptent encore pour plus de la moitié de la production d’électricité dans quatorze Etats et pour un tiers dans vingt-cinq. Elles représentent 40 % des émissions américaines de CO2.
Au contraire, les adversaires du plan, comme le speaker républicain de la Chambre des représentants, Paul Ryan, qui a salué une « victoire pour la population et l’économie américaines », se sont bruyamment réjouis mardi soir de la décision des juges. Le chef de la majorité républicaine de la Chambre des représentants, Kevin McCarthy, s’est quant à lui félicité du coup d’arrêt porté à des mesures qu’il estime fondées sur un « abus de pouvoir illégitime ». « Les règlements de l’administration [Obama] détruiraient des emplois, augmenteraient les coûts et entameraient la fiabilité de notre approvisionnement en énergie », a-t-il assuré. « C’est un signal fort qui donne à penser que finalement, ce plan sera invalidé », a jugé Jeff Holmstead, un avocat de groupes énergétiques cité par le New York Times.
C’est faute de disposer d’une majorité au Congrès sur ces questions environnementales que l’administration Obama s’est tournée vers la voie réglementaire et l’EPA. Elle s’estimait protégée par un arrêt rendu par la même Cour suprême en 2007. Cet arrêt a disposé que le dioxyde de carbone, principal gaz à effet de serre, est un polluant, et que l’agence est donc fondée, en vertu du Clean Air Act adopté quatre décennies plus tôt, à lutter contre ses émissions. Le plan de M. Obama doit entrer en vigueur en 2022, mais il suppose que les Etats préparent en amont leur programme de réductions sous peine de s’en voir imposer un par l’EPA.
Le revers infligé par la Cour suprême est un coup porté au crédit de M. Obama, qui n’a cessé de mettre en avant ses initiatives sur le climat au niveau international. Il menace également l’ensemble de sa politique en la matière. L’actuel locataire de la Maison Blanche avait ainsi pu conclure un accord historique de réduction des émissions des gaz à effet de serre avec la Chine, en novembre 2014, sur la base de ce plan visant les centrales américaines. Il est également au centre de la contribution américaine à l’effort international contre le réchauffement climatique adopté lors de la COP21 à Paris. Si la Cour suprême est in fine appelée à se prononcer sur le différend, sa décision de mardi donne un aperçu de ce que pourrait être son arbitrage. Le temps est d’autant plus compté pour M. Obama qu’il quittera la Maison Blanche le 20 janvier 2017, et que l’étiquette politique de son successeur ne sera pas connue avant le 8 novembre, date de l’élection présidentielle.
10/02 – Gilles Paris – Le Monde.fr
Civil society groups are calling for Laos’ Don Sahong hydropower dam project to be discussed when Southeast Asian leaders meet with President Barack Obama next week at the Sunnylands estate in Rancho Mirage, California.
The unprecedented U.S.-hosted ASEAN summit comes amid increased efforts by the Obama administration to increase its security and economic presence in the region, where it wants to balance the influence of a rising China.
Nongovernmental organizations expressed this hope to U.S. Secretary of State John Kerry on his visit to Cambodia last month.
Of immediate concern for environmental leaders is the plan to construct the 260-megawatt Don Sahong facility at a site in southern Laos, just 1.5 kilometers from the Cambodian border. The governments of both Cambodia and Vietnam have raised concerns about the potential impacts downstream, where millions of people rely on the Mekong’s fish for protein.
Laos already is constructing the Xayaburi dam along the main body of the Mekong River, where it has proposed another 10 dams. Laos has pushed ahead with the hydropower projects, despite opposition from the downstream countries.
While official protests have been lodged through the Mekong River Commission, a multilateral body formed out of a 1995 agreement among Laos, Thailand, Cambodia and Vietnam, another multilateral mechanism might hold more hope for an effective intervention over Laos’ hydropower plans.
Founded in 2009, the U.S.-funded Lower Mekong Initiative targets improved cooperation among the countries of the subregion, while promoting environmental conservation of Mekong River wildlife and clean water.
10/02 – Phorn Bopha – http://www.voanews.com (extrait)
Après deux jours de réunions à Nadi, aux Fidji, les pays du Pacifique semblent être prêts à faire un effort pour que les États-Unis reviennent pêcher dans la région.
En janvier dernier, le gouvernement américain avait annoncé qu’il se retirait du traité sur le thon du Pacifique sud. Les deux parties n’arrivaient pas à s’entendre sur le renouvellement des licences de pêche : les États-Unis s’étaient engagés à acheter 5 000 jours de pêche pour l’année 2016, mais ils ont changé d’avis à la dernière minute, en décembre, ils ne souhaitaient plus acheter que 3 000 jours. La flotte américaine n’était en fait plus capable de payer les 128 millions de dollars demandés à cause de la chute du cours du thon listao.
Or, pour les îles du Pacifique, c’était tout ou rien : soit l’ensemble des entreprises américaines payaient leur part, soit aucune d’entre elle n’était autorisée à pêcher. Faute d’accord, les bateaux américains ont dû quitter le Pacifique le 1er janvier. Pour les pays de la région, cela veut dire moins de revenus, même si certains se sont vite tournés vers d’autres acheteurs potentiels.
La vente des licences de pêche aux autres pays n’a pas dû être suffisamment rentable, puisque les pays du Pacifique se disent prêts à faire des concessions, rapporte James Movick, le directeur général de l’Agence des pêcheries du Forum des îles du Pacifique : « Ce que l’on propose aux États-Unis répondra à leur demande, c’est-à-dire une réduction des jours de pêche pour cette année. On espère qu’ils accepteront ces conditions très rapidement. En d’autres termes, on essaie d’être aussi accommodant que possible. On veut permettre à la flotte américaine de revenir pêcher le plus vite possible. »
On l’a compris, le temps presse pour les pays du Pacifique. Il n’est donc pas question d’entamer de nouvelles négociations, l’offre est à prendre ou à laisser. Si un accord est trouvé, de nouvelles licences de pêche pourraient être délivrées en l’espace d’une semaine seulement.
10/02 – Élodie Largenton– http://www.radioaustralia.net
Le Conseil de coordination des investissements de l’Indonésie (BKPM) a enregistré une croissance annuelle de 119 % du montant des engagements d’investissement dans ce pays en janvier, soit 206 trillions de roupies (environ 15,8 milliards de dollars).
Singapour demeure le premier investisseur avec 7,5 milliards de dollars, suivi par la Chine (2,6 milliards), la République de Corée (208 millions), le Japon (132 millions) et la Malaisie (105 millions).
09/02 – http://fr.vietnamplus.vn (extrait)
Pour la banque centrale chinoise (People’s Bank of China, PBoC), les mauvais mois se suivent et se ressemblent. Après avoir baissé de 107,9 milliards de dollars (97 milliards d’euros) en décembre 2015 – un record –, ses réserves de change ont fondu de 99,5 milliards de dollars en janvier pour tomber à 3 230 milliards, soit leur plus bas niveau depuis mai 2012, a indiqué la PBoC dimanche 7 février. Le seuil minimal recommandé par le Fonds monétaire international (FMI) pour la Chine est de 2 800 milliards de dollars.
En juin 2014, la banque centrale chinoise disposait encore de 4 000 milliards de dollars de réserves. Depuis cette date, elles ont fondu de 770 milliards de dollars, dont 207,4 milliards au cours des mois de décembre 2015 et de janvier 2016. La diminution des réserves de change en janvier est inférieure de 8,4 milliards à ce qu’elle était le mois précédent. Peut-être est-ce le signe que les différentes mesures de contrôle des capitaux récemment arrêtées par Pékin commencent à porter leurs fruits, même si leur côté dirigiste peut heurter les investisseurs étrangers.
Les inquiétudes au sujet du ralentissement et de la transition de l’économie chinoise ne cessent d’exercer des pressions à la baisse sur le yuan, qui est tombé à son plus bas niveau face au dollar américain depuis cinq ans. La PBoC vend donc des billets verts pour soutenir le cours de la devise chinoise, alors que le pays cherche à enrayer des fuites de capitaux massives hors de Chine, évaluées pour 2015, selon les sources, de 735 milliards de dollars à plus de 1 000 milliards.
« Si les réserves [en devises] représentent un trésor de guerre non négligeable, le rythme auquel elles sont en train de fondre ces derniers mois est tout simplement intenable », a déclaré, dimanche 7 février, Rajiv Biswas, chef économiste pour l’Asie-Pacifique chez IHS Global Insight. Pendant que la PBoC essaie de stabiliser le cours de la monnaie chinoise, observe-t-il, les investisseurs privés domestiques, les traders et les fonds spéculatifs continuent de miser sur la poursuite de la baisse du yuan.
Selon cet économiste, la PBoC est dans une situation extrêmement délicate. Soit elle s’efforce d’enrayer la chute du yuan en puisant régulièrement dans ses réserves, soit elle dévalue à nouveau sa monnaie, ce qui peut déstabiliser l’économie chinoise et les marchés des changes. Une dévaluation plus prononcée du yuan est considérée comme un des principaux risques baissiers pour l’économie mondiale en 2016, en raison des chocs qu’elle représenterait pour les marchés des changes.
La conjonction du ralentissement de la croissance de la Chine, des capacités excédentaires de son industrie, de la hausse des taux américains et d’une chute plus forte du yuan face au billet vert sont autant de sources de stress pour les entreprises chinoises qui sont très lourdement endettées – à hauteur de plus de 160 % du produit intérieur brut. Elle pourrait conduire à une hausse des défaillances en 2016.
08/02 – Claire Guélaud – Le Monde.fr