Remous au Parlement de Hong Kong

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larep.fr

Au lendemain de la rentrée parlementaire le 12 octobre, la majorité pro-Pékin a menacé de prendre tous les postes importants au Conseil législatif (LEGCO), mais la minorité pro-démocratie a défendu ses positions, qualifiées de « déclaration de guerre » par le South China Morning Post (quotidien local contrôlé par le groupe Alibaba). La cérémonie de prestation de serment a tourné à la contestation du pouvoir de Pékin sur la région administrative spéciale. Pour les élus de Younginspiration, « Hong Kong n’est pas la Chine », le leader du Mouvement des parapluies, Nathan Law, hurle « je veux le suffrage universel, vous pouvez me torturer, mais … pas emprisonner mon esprit ». 3 députés ont vu leur serment refusé. Les leaders pro-démocratiques veulent en finir avec ce dialogue avec le camp pro-gouvernemental « qui ne mène nulle part », de manière à emporter la majorité des sièges lors des prochaines élections du LEGCO en 2020.

Après l’affaire des libraires disparus il y quelques mois,  « la crise au LEGCO ajoute à la perte de confiance dans le principe « un pays, deux systèmes » censé garantir une large autonomie à Hong Kong pendant 50 ans après la rétrocession de 1997 ». Dans son rapport semestriel sur son ancienne colonie, le 13 octobre dernier, Londres a manifesté « son inquiétude concernant l’intégrité de Hong Kong ».

14/10 – Frédéric Lelièvre – Le Figaro (extrait)